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BEN-NEVIS, THE SOUTH ROUTE

Changer d'approche - épisode 2

Le deuxième opus du projet "Camp de base LH", l'atteinte de sommets Européen majeurs, parfois mythique, au départ du Havre en utilisant la mobilité douce comme solution d'approche. Après le Mont-Blanc je réponds à un double appel, celui de la montagne bien entendu mais également celui des Highlands d’Écosse. Les collines, vallons et côtes sauvages des hautes terres d’Écosse offrent l’évasion ultime dans l’un des derniers coins d’Europe où l’on peut encore découvrir la solitude à l’état pur.

      La montagne, comme une quête longuement préparée, patiente, l’effort pour remonter à la source de son acte, un changement d’approche qui redonne du sens à ce qui nous entoure...

Quand on habite en bord de mer, qui plus est en Normandie, le chemin à parcourir pour gagner les cimes enneigées peut paraître contraignant. Mais quand on y regarde de plus près, c’est aussi un terrain très propice à l’aventure. L’aventure à portée de main, épique et raisonnable.

“Ben Nevis, the South route” tire ses racines de principes simples : abandonner les idées fixes, croire aux alternatives, et si elles ne sont pas, les imaginer et surtout les mettre en œuvre.

C’est une autre approche des terrains de jeux que la nature nous offre par la pratique de la mobilité douce, un autre rapport au temps et à l'espace qui nous entoure, l’aventure sitôt la porte de mon domicile franchie, pour s'immerger, ressentir, rencontrer, découvrir et partager.

En 2014, j’ai réalisé une première approche basée sur la mobilité douce : « Camp de base LH* : Objectif Mont-Blanc » ou comment gagner le sommet du mont-Blanc depuis la mer. Ce premier acte réussi m’a permis d’appréhender la distance qui me sépare des massifs montagneux français ou européens de manière différente.

Pour ce deuxième volet, la destination du Ben Nevis fut très vite choisie. Point culminant des Iles Britanniques avec 1 344 mètres d'altitude, situé près de Fort William en Écosse, il fait partie des Monts Grampians dans les Highlands. Outre ses nombreuses voies d’ascensions aux difficultés multiples, l’approche du sommet offre un terrain de jeu varié et sans concession : de la traversée de la Mer de la Manche, à la mythique West Highland Way, qui relie Milngavie (près de Glasgow) à Fort William. Un parcours de 1 200 km, une immersion au cœur d’Albion…

LA VIDEO DE L'AVENTURE

Ben Nevis, the South route

Durée : 3min 40

L'aventure à portée de main

Plus coutumière des traversées en solitaire vers le Brésil, point de départ de la Transat Jacques Vabre, la ville du Havre semble bien loin des voies « normales » qui mènent vers les sommets. Qu’importe les apparences !

Pour ce deuxième volet du projet "Camp de Base LH", j’ai décidé de rejoindre le Ben Nevis, sommet emblématique de la Grande Bretagne. Si son altitude n’est pas comparable aux sommets alpins, le Ben Nevis n’en reste pas moins un sommet à ne pas prendre à la légère.

Son approche depuis Le Havre offre un terrain de jeu varié, entre mer et terre. Un périple de près de 1 100km, d’abord en ferry, puis à vélo. Comme lors du premier épisode de Camp de Base LH, la progression se fera en solo et en semi-autonomie. Bivouacs improvisés, nuits en refuge ou chez l’habitant, cheminement loin des grands axes encombrés restent les principes de base.

Pour cela, je pars avec le nécessaire de couchage (tente, duvet), une réserve alimentaire de 7 jours, mon équipement d’alpinisme, d’escalade, de vélo, le matériel vidéo, photo, informatique… Bref, un package de près de 45 kg.

Le Ben Nevis

Le Ben Nevis est le point culminant des îles Britanniques avec 1 344 mètres d'altitude. Situé près de Fort William en Écosse, il fait partie des monts Grampians dans les Highlands. Gravi pour la première fois en 1771, il est coiffé par les ruines d'un observatoire construit et utilisé à la fin du XIXe siècle pour effectuer des observations météorologiques qui sont restées très importantes dans la compréhension du climat en Grande-Bretagne. Le climat qui sévit au sommet, extrêmement rude, lui vaut d'ailleurs son nom, « Nibheis » signifiant « malveillant ». Un sentier par l'ouest, tracé à la même époque que l'observatoire, constitue encore aujourd’hui l'itinéraire le plus fréquenté avec des dizaines de milliers de randonneurs chaque année. Les parois de la montagne sont également très prisées par les alpinistes et grimpeurs.

La face nord du Ben Nevis est découpée d'éperons, d'arêtes, de tours et de cimes ; elle est parcourue par de nombreuses voies classiques d'escalade. Elle revêt une importance majeure pour les ascensions hivernales en Grande-Bretagne, avec de nombreuses voies enneigées jusqu'à fin avril. Elle est l'un des premiers sites d'Écosse à avoir attiré des montagnards renommés. Le refuge Charles Inglis Clark du Club Alpin Ecossais est construit sous cette face nord dans le Coire Leis en 1929. En raison de sa situation isolée, il est considéré comme le seul véritable refuge de montagne de Grande-Bretagne. Il reste apprécié des grimpeurs, en particulier en hiver.

L'itinéraire

Un trait à la règle entre Le Havre et le sommet du Ben Nevis, entre route loxodromique ou orthodromique, voilà pour le cap à suivre.

Après une première section en ferry pour traverser la Mer de la Manche, Portsmouth sera ma porte d’entrée sur le Royaume-Uni Ensuite direction Oxford, the « city of dreaming spires», puis Hanbury en plein cœur de l’Angleterre. Je serai, à ce moment, non loin du milieu de mon voyage, à la croisée des chemins. En ligne de mire, Manchester que j’ai délibérément choisi de traverser.

La section suivante me mènera au Parc National du Lake District. Avec ses 2 280 km² de lacs et de montagnes, c'est le plus grand parc national d'Angleterre. On y trouve les montagnes les plus hautes d'Angleterre, dont Scafell Pike (978 m), son point culminant. Mais son ascension n’est pas au programme, une autre fois peut être ? Un bref passage le long des rives du lac Windermere, le plus grand lac naturel d'Angleterre, et l’Ecosse sera à portée de pédales…

Écosse, terre de brumes, pays de légendes... et bien plus encore. Si je n’y croiserai aucun fantôme, ni même n’apercevrai Nessie ailleurs que dans les magasins de souvenir, ma première nuit en Ecosse, à Dumfries, restera un moment fort de cette aventure. Que dire de mes premiers kilomètres sur la West Highland Way, durs, sauvages, humides, authentiques, l’Ecosse dans toute sa splendeur !

Enfin, sous un soleil en sursis, le parfum iodé du Loch Linnhe m’accompagnera lors de mes derniers kilomètres à vélo vers Fort William. Viendra alors le moment attendu, comme une récompense, l’ascension du Ben Nevis.

Il restera à prendre le chemin du retour vers le Havre, mais cette fois-ci, en train.

Le récit complet de l'aventure ici :

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