Road to Siberia

Après un premier voyage sur le fleuve Amour en janvier 2018, je prépare actuellement le deuxième volet de cette exploration hivernale de la Sibérie. Direction le Lac Baïkal et sa région ! Je laisse derrière moi le territoire des Nanaïs pour emprunter celui du peuple Bouriate.

Dans la lignée d’une première expérience incroyable, ce nouvel épisode se veut à la fois un défi sportif, mais aussi une aventure humaine à la rencontre des populations locales aux croyances ancestrales !



L'aventure Wing Over Baikal


Découvrir l'un des plus grands et des plus anciens lacs du monde, s'imprégner pleinement de cette "Mer sacrée" en terre chamaniste, privilégier les rencontres et savourer chaque instant. Tout cela à travers un voyage hors norme, une traversée inédite du lac en ski et voile de traction sans assistance, sans moyen motorisé…


« Miraculeux Baïkal ! » Ainsi s'expriment les Russes devant ce lac vaste comme la Belgique. "Mer sacrée" en terre chamaniste, les esprits sont partout. A partir de janvier le lac se fige peu à peu, pris par les glaces. Aux heures les plus froides de l’hiver, la température peut chuter au-delà de -30°.


Le lac Baïkal se situe en Asie centrale aux confins de la Sibérie et de la république autonome de Bouriatie. Il est l’un des plus ancien (25 millions d'années), le plus profond (1 647 mètres), le plus volumineux (c'est le plus grand réservoir d'eau douce à l’état liquide du monde) sur notre planète.


Dans l’imaginaire russe, la région du Baïkal prend parfois les couleurs d’un paradis perdu : steppes et collines boisées glissant dans les eaux d’un lac grand et profond comme une mer. Les Bouriates, peuplades d'origine mongole, habitent ses rives depuis le IXe siècle et peuplent le lac de légendes et de mythologies prenant leurs racines dans le chamanisme sibérien. Cette traversée sera l’occasion de découvrir des cultures et traditions ancestrales en pleine renaissance.


Ce sera également l’opportunité de faire, 26 ans après son inscription à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, le point sur l’état de santé de ce qui est considéré comme l'exemple le plus exceptionnel d'écosystème d'eau douce et qui lui vaut le surnom de « Galápagos de la Russie ».





Pour ce deuxième volet hivernal au cœur de la Sibérie j’ai choisi de progresser en skis, assister par une voile de traction. Ce nouveau mode de progression polyvalent est adapté aux lieux. Permettant d’évoluer à la fois sur la glace ou en neige profonde, avec ou sans vent, il est aussi gage d’étonnement et de rencontres. A ce mode de progression viendra se greffer une pulka qui me permettra de transporter mon précieux équipement.


Concept à la fois original et engagé, il s’agit d’une aventure hors norme, en autonomie, pour découvrir et faire découvrir un territoire à la fois d'une beauté naturelle exceptionnelle, sauvage et empreint de mystère. Il s’agit également de composer avec la force de la nature et d’aller à la rencontre des populations locales. Apprendre sur les autres, sur son environnement, sur soi-même.



Se laisser porter par des traditions, une culture, un mode de vie différent, sans préjugés. Ecouter, échanger, partager.



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